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Presse - LE JOURNAL DE MONTREAL SAMEDI 17 JANVIER 2009 WEEKEND MUSIQUE
Un air de fête
... Si Django Reinhardt, le gitan lunaire, en est le maître, il a depuis sa disparition suscité bien des vocations. Avec Maânouche Swing, le bonheur est à votre portée.
En ces temps troubles où le disque connaît de sérieux ratés, il est impératif d'encourager les musiciens d'ici. Que ce soit de petites maisons comme Effendi- Alain Bébard en tête - ou des productions locales à petit tirage comme cette nouveauté, l'achat en vaudra la peine, foi de chroniqueur.
Pour Django in Montréal, le guitariste Lou Boustani a réuni de sérieux complices pour une balade tout en douceur, magique, qui sort des sentiers battus.
Présence
Il aurait été facile de reprendre un à un tous les grands classiques, mais nos joyeux lurons ont plutôt choisi des voies de contournement. Sous la plume des guitaristes Damien Levasseur et Lou Boustani, la pièce Ketelos fait place à l'exostisme, tandis que Les Flots du Danube (Jan Ivanovici) nous entraînent là où vous savez. Parmi les incontournables - il en faut -, nous retiendrons le très inventif Caravan ainsi que le sensible It Had toBe You. On oublie vite la neige et le froid avec ces gentils manouches!
Christophe Rodriguez

LE DEVOIR, LE VENDREDI 21 NOVEMBRE 2008
WEEK-END MUSIQUE
DJANGO IN MONTRÉAL
Maânouche Swing
FaMajeur/SRI
L’éclatant succès des Lost Fingers ne devrait pas faire oublier la qualité d’autres artistes québécois qui demeurent plus proches du jazz manouche traditionnel tel qu’élaboré par Django. C’est le cas des guitaristes Denis Chang, Stéphane Tellier et Damien Levasseur, ce dernier à peine âgé de 18 ans, pouvant déjà jouer en soliste au sein de Maânouche Swing dont le premier disque Django in Montréal est digne des meilleurs du genre produit à Montréal. Si l’album paraît moins accrocheur que celui des Lost Fingers, en revanche ces musiciens font preuve d’une étonnante maîtrise du répertoire. Des standards de jazz comme Caravan ou Night in Tunisia, pourtant repris des millions de fois, qui ne paraissent pas réchauffés, un Besame mucho en deux temps, des pièces livrées à l’emporte-pièce avec des solos à tour de rôle, de la valse et de la bossa qui semblent presque se confondre, du swing énergique, de la pompe parfaitement efficace assumée à la guitare par le leader Lou Boustani, de l’accordéon et de forts solos de contrebasse d’Alex Bellegarde. Le violoniste hongrois Istvan Lakatos, de célèbre descendance, se permet même d’ajouter une couche à la fin. Un vrai plaisir !
Yves Bernard